Des news de mon sevrage depuis la clinique médico-psychiatrique de repos

Mardi 02 Janvier 2018

Voilà maintenant près de 7 jours que je me trouve dans cette clinique (pour la seconde fois), avec cette fois ci de multiples objectifs, mais une seule intention en fin de compte :

Retrouver la santé physique, mentale, émotionnelle et psychique

Pour ce faire, mon défi premier était d’arrêter complètement le cannabis.

Ceci est chose faite depuis maintenant deux semaines, et accompagné d’un engagement public partagé sur le blog, je pense que mon premier défi est remporté.

Même si je considère encore aujourd’hui que ça m’a un temps aidé, pour des douleurs physiques et émotionnelles notamment, la consommation d’une majijuana complètement déstructurée (car non controlé par les autorités) avait fini par avoir le même effet sur mon psychisme.

En effet ce produit étant encore illégal, et donc n’ayant aucun contrôle sur sa qualité, on peut à la fois tomber sur des « herbes médicinales » à faible teneur en THC, qui auront des effets thérapeutiques reconnus d’ailleurs dans d’autres pays…

…mais en revanche si le produit n’est pas bon, avec notamment des doses de THC dépassant parfois 40 fois la moyenne, tomber sur des produits qui seront complètement destructeurs pour le psychisme et le système nerveux.

Ceci est un autre débat dont voici selon moi les bases, mais malheureusement les autorités de notre pays ont choisi d’autres stratégies que la légalisation, qui serait à mon avis préférable pour le psychisme de beaucoup de personnes, notamment des jeunes qui de toute façon fumeront.

Bref en ce qui me concerne, j’avais donc besoin d’un sevrage, et d’un cadre pour le faire, ce qui m’a amené ici dans cette clinique de soin.

Mon psychisme ayant été atteint jusqu’à un certain point, je me suis d’abord soumis à ce que les autorités médicales me prescrivaient sans poser de question.

A savoir hospitalisation complète avec un traitement anxiolytique à base de benzodiazepines, accompagné de ce qu’ils m’ont présenté comme un « régulateur de l’humeur », qui se trouvait en fait être à la fois un antipsychotique lourd, neuroleptique, antischyzophrenique, et d’autres jolis noms bien flippant pour le qualifier.

Après quelques semaines de ce second traitement, j’ai de moi même décidé de l’arrêter semi brutalement, car les effets secondaires étaient encore plus terrifiant et destructeurs que les « symptômes » que je pouvais avoir avant de le prendre.

J’avoue avoir passé quelques jours horrible, qui ont continué pendant l’arrêt de celui ci. D’autant qu’à ce moment je n’étais plus en clinique, et que le suivi qu’on m’avait donné après était proche de 0.

Je ne recommande à personne d’arrêter son traitement de son propre chef, c’est une grosse erreurs qui peut avoir des effets assez « désagréables », voire grave, mais pour ma défense, on m’a presque présenté ça comme du « magnesium » donc je ne voyais pas trop le danger de l’arrêter.

Je ne ferais donc pas la même erreur avec les benzodiazepines, qui eux aussi même s’ils aident en apparence à mon sevrage, vont vite devenir un nouveau poids dont je devrais me défaire en douceur.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis revenu une seconde fois dans cette clinique : finir mon sevrage, non plus des cannabis, mais cette fois ci des anxiolytiques, qui peuvent représenter un danger à différents niveaux si pris sur une trop longue durée.

Je prends donc actuellement 1mg de l’un des plus fort benzodiazepines 3 fois par jour, une dose qui semble-t-il est plutôt faible, et j’ai décidé que cette fois ci je ferais l’expérience d’un arrêt progressif en collaboration avec les autorités compétentes de la clinique.

Je suis donc actuellement « en attente », et puisque le psychiatre vient déjà d’accepter de me retirer le traitement de fond trop lourd en ce qui me concerne, je ne vais pas lui en demander trop tout de suite.

J’attendrais le temps qu’ils estimeront opportun.

 

Donc pour résumer :

  • défi « sevrage cannabis » quasiment gagné.
  • défi « un minimum de traitement médicamenteux, sur une période la plus courte possible » également gagné.

En effet, la grande victoire de ce matin a été de dire non au « régulateur de l’humeur » que le psychiatre voulait que je reprenne avec 1 minute 30 de consultation…

Il a fini de me convaincre en ne me posant pas une seule question sur le mois que j’avais passé dehors, ne trouvant rien de mieux à faire que me faire passer un test salivaire pour voir si j’avais reconsommé ces derniers jours.

Autant dire que « la relation de confiance » patient/psychiatre est quelque peu à revoir, mais nous avons tous les deux des torts et j’ose espérer que nous saurons chacun faire preuve d’humilité et d’intelligence.

En tout cas je n’aurais plus à cracher en douce ce traitement que le psychiatre d’astreinte tentaient de m’imposer lui aussi, sans prendre en considération mes « retours de patients » lui non plus (effets secondaires et autres), ceci en attendant que mon psychiatre d’origine revienne de ses congés.

En attendant, je régulerais donc moi même mon humeur avec soleil, vitamine C, chocolat noir, baies de goji, graines de chia, et infusions verveine valériane millepertuis… le tout apporté illégalement par mes proches car interdit ici… avec la bouilloire qui va avec.

Je veux bien respecter un certain cadre, mais si je ne peux pas prendre ma tisane de verveine le soir, ceci afin d’éviter la prise de somnifère en plus, là ça va plus…

Et au pire, si on me confisque ma bouilloire, je pourrais toujours fumer ma verveine…

MAJ 6 janvier : bon et bien après le commentaire de Marie, j’ai décidé que si on me confisque ma deuxième bouilloire, je ne fumerais pas ma verveine mais je la chiquerais, c’est plus sain je pense ;-) … car oui quelqu’un m’a lourdé pour la première, et oui j’avais prévu le coup en cachant une seconde dans le placard !

Sinon nouvelle positive, mon traitement anxiolytiques a diminué, et diminue encore la semaine prochaine suite à l’avis positif du psychiatre.

Donc pour compenser, retrouver une certaine stabilité physique et évacuer les émotions en suspens qui remontent, j’ai retrouvé le courage de marcher deux fois 20 minutes par jour, ce qui me fait le plus grand bien.

Je crois d’ailleurs que j’ai découvert un genre de nouveau concept thérapeutique… mais c’est encore trop tôt pour en parler. A confirmer, mais comme on dit « de l’obscurité nait la lumière »…

2 réponses à “Des news de mon sevrage depuis la clinique médico-psychiatrique de repos”

  1. Marie 2 janvier 2018 at 22 h 54 min #

    Fumer la verveine… :)
    Bon courage pour ce sevrage numéro 2.

    • Sébastien
      Sébastien 3 janvier 2018 at 9 h 31 min #

      Je précise pour la verveine que c’est une « joke »… on sait jamais ! ;-)

      J’aurais du mettre une mention « exercice réalisé par des professionnels, à ne surtout pas reproduire chez vous »

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